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François Miville-Deschênes
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 C’est en l’an de grâce 1969 que naquit François Miville-Deschênes. Il voit le jour à Bonaventure, petit village côtier de la Gaspésie, région péninsulaire située au nord-est du Québec.
Son père, professeur de français, mais néanmoins grand lecteur de bandes dessinées, lui inocule très jeune le redoutable virus et c’est à cinq ans qu’il signe sa première véritable histoire en images. Cette planche, exposée au fameux musée F.M.D. et devenue célèbre depuis lors, met en scène une baleine recevant un sceau de peinture bleue sur la tête et un tigre venu voir ce qui se passe. Un inoubliable moment de BD devant lequel salivent les collectionneurs.
Quoiqu’il ait montré un intérêt indéniable pour les Tintin, Astérix, Lucky Luke et autres Spirou, c’est Rahan, le fils de Craô (et des âges farouches, il va de soi) qui exercera le plus grand attrait sur le jeune dessinateur. Suivront évidemment d’autres noms incontournables du neuvième art, dont il dévorera les œuvres sans lassitude et suivra l’exemple, solidifiant les bases de son dessin et affinant celui-ci, tâtant de nombreux médiums au cours des années d’études primaires et secondaires. Il accumulera ainsi des centaines de planches, qui s’avéraient davantage un prétexte pour dessiner qu’un moyen de raconter des histoires : il fallait maîtriser la technique du dessin avant tout!
Les études collégiales furent courtes : un an en graphisme fut amplement suffisant pour saisir qu’on y dessinait décidément trop peu. Il laissa volontier tomber cet environnement stérile pour ne se consacrer qu’à son dessin. Suivront des années de voyages dans de nombreux pays, entrecoupés de contrats rémunérateurs afin de renflouer les coffres au fur et à mesure.
Après un séjour dans les centres urbains, manquant d’air et de nature, il décide de revenir en Gaspésie, confiant dans l’idée que les clients véritablement intéressés à son travail auront recours à ses services, même à bonne distance. François Miville-Deschênes devient alors officiellement « Le Mercenaire Graphique »; jouant d’un arc aux cordes multiples et faisant flèche de tout bois, il louera ses crayons et pinceaux aux plus offrants. Ne reculant devant rien, il touchera à l’illustration scientifique (botanique et paléontologique), le dessin animalier, l’illustration fantastique, l’illustration pour la jeunesse ou publicitaire et maints autres domaines variés.
Puis vint ce jour de l’été 2002 où les Humanoïdes Associés, répondant à un dossier de proposition de projet qu’il avait envoyé aux principales maisons d’édition européennes, se montrèrent intéressés par son travail et lui proposèrent le synopsis de « Millénaire ». La série était lancée! Elle connaît depuis un franc succès et chaque nouveau tome voit augmenter le nombre de fidèles prêts à emboîter le pas à Raedwald le Saxon sur les routes boueuses et périlleuses de l’an mil.
Le premier cycle de la série se terminera avec le cinquième tome; le second sera signé de la main d’un autre dessinateur, puisque François Miville-Deschênes prêtera, le temps de quatre tomes, son trait en couleur directe à « Reconquêtes », une série dont l’action se déroulera dans l’antiquité et qui paraîtra au Lombard.
En dédicace :
Stand 347
V:14h à 15h30
S:12h à 13h30
Stand 168
S:18h à 20h
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